
Maudite coquille, bénie soit tu quand tu réussis, sans avoir conscience de ce qui mijote dans ton intérieur, et tu ne fais que t'endurcir avec les ans, une coquille en béton, une coquille en laiton, fragile tu apparais, mais dure dure dans la réalité.
C'est la faute à qui ? à ceux qui ont fait de nous des oeufs ? à ceux qui nous forcent à le devenir ? à cette alchimie bizarre qui est à la fois capable de rendre miscible l'eau et l'huile, et capable de d'éclater une âme en deux ?
Sous nos apparences d'inaltérables dieux, un blanc ou jaune d'oeuf se tapis, notre essence est un fluide pestilent, inassimilable, horripilant qui cherche parfois sa coquille, et qui veut la plus part du temps s'en échapper.
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Ce texte est en relation avec l'excellent : Rupture
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On essaye tous bon gré mal gré d'être considéré comme une volaille digne de ce nom. Certains continue par dessiner des fenêtres, d'autres finissent tôt ou tard par briser la coquille et s'échapper du poulailler. Et mieux vaut tard que jamais.
RépondreSupprimerL'estime de soi ou la négation de soi, se sont les deux choix qui existent, jamais je n'ai trouvé de compromis, soit on tire la corde , soit on la lâche.
RépondreSupprimerPersonnellement, je préfère dessiner de fenêtres, un monde imaginaire, qui devient parfois réel, je fuis l'idée de faire du mal à autrui, masochisme diront certains, peu importe, le seul bouc émissaire digne de son nom, ne peut être que moi.