mercredi 1 décembre 2010

Eight of Spades.

Drop that sorrow visage my dear
I am going, but have no fear
My heart is yours and yet i swear
no other love that it would bear.

Bring up a smile, don't shed a tear
This ain't the end, i am your seer
and all i see, yet, all i hear
a nice white gown you'll have to wear.

mardi 30 novembre 2010

Huit de coeur.

Crois-tu ma chère dans tes courroux
qu'à d'autres aussi j'ai les yeux doux
à part ton coeur dont je suis fou
nulles lèvres à moi n'auraient de goût.

Dans ta belle mare j'ai chu caillou
vibrant ton corps, tournant ton cou
t'aimant comme un rien aime tout
sans croire qu'un jour j'en sois absout.



dimanche 28 novembre 2010

حياء   

لا تأبه لصراخي و اطعن       طعنة خنجرك المسنون
لا تأبه لبكائي و اغرس          رمحا في جسدي الممحون
و بلّل صدري بعرق              يملؤني سكرا و مجون
فجسدي اليوم شعلة                تفنى من نظرها العيون
ليطفئ ماءك وجها                و لنخرج عن نطاق القانون
فالحبّ عندهم آفة                  عفّ عن ذكرها الشّرقيّون
و الحبّ عندنا متعة               مات ولم يرها فانون
 شتم أهلها أناس                    ما فقهوا و هم كاذبون
 زهرة كنت يوما عطشى         ما فعل بها فاعلون
 فاملئ فمها بنبيذ                   من رباب أغمض الجفون
 ما إستحيت اللّيلة منك            و لم يستح النّبع الحنون
 فافعل ما شئت بي وبك           ما شاء فعله القادرون

lundi 15 novembre 2010

Moi et mon verre.

Je prends encore une autre gorgée de mon verre, mon dernier ami, il est maintenant à moitié vide, je n'avais qu'un fond de bouteille qui trainait, et je l'ai coupé avec de l'eau, pourtant le goût est toujours brûlant, je suis là assis, dans cette cuisine, devant mon verre à penser à toi, va chercher pourquoi je pense à toi, et j'ai décidé de ne pas couler larmes, notre histoire n'a pas fini de me rendre malheureux.
Allez une autre gorgée, ça brûle mais ça fait du bien, je bois mais je sens ma gorge s'assécher, comme cette mare qui stagnait sur mes  yeux, j'ai vécu des années à espérer, à être avec toi, et tu ne faisais que te moquer de moi, et ce n'est qu'aujourd'hui que je réalise que tout a une fin.

Mes pensées reviennent en arrière, mes temps de séducteur charismatique n'ont pas été si loin, et tu es apparue dans ma vie, et c'est moi qui me suit transformé en un esclave en ne dirigeant mes pensées que vers toi, je te voyais partout, j'essaie de m'expliquer le nature de ces sentiments que j'éprouve, mais je ne trouve réponse, des explications que cherchais dans ma solitude, et que j'espère trouver avec ce verre, dont le goût m'exaspère, aujourd'hui, je n'ai plus d'amis à force de ne plus les voir, à force d'être un ahuris par ton obsession, ils se sont tous retiré ne sachant quoi faire de moi.

Et une autre gorgée, mon verre est presque vide, je le secoue un peu, pensant à ma vie que tu as secouée, il n'y a aucune issue à ce que je ressens, et les brûlures que me provoque ces gorgées ne sont rien devant les coups de poignards que je recevais après chaque entrevue avec toi, je sais, tout se passe dans ma tête, et je ne te veux et te voulais que du bien, et ton bien je le sais au fond de moi, ce n'est pas moi, j'essaie parfois d'analyser ce que je ressens, j'ai peur, peur pour toi, je dois disparaître de ta vie, je suis un être misérable qui s'est inscruté dans la tienne, mais qui doit en sortir.

Aujourd'hui mes idées sont bien claires, alors que j'écris ces mots, et que je finis mon verre, je sais que je suis au moins arrivé à un but dans ma vie, je sais que ta situation est meilleure, je sais que tu es bien amoureuse d'un tiers qui prendra soin de toi, je sais que je n'ai plus besoin d'exister dans ta vie, que je n'ai plus besoin d'exister, j'espère qu'un jour, en te rappelant de moi, tu diras : "Ce fût un mec bien", je vais disparaître et arrêter de faire du mal là où je passe, que l'herbe repousse que ta vie verdisse.

Mon verre est vide, mon coeur est vide, ma tête est vide, tout mon corps est vide, la table commence à tourner autour de moi, ce goût affreux sur ma langue dessine un rictus sur mon visage, je me demandais si le goût de la terre allait être mieux, je suis venu au monde pour une mission que j'estime finie en te regardant poursuivre ton chemin, et je te dis adieu.

Ps: Fabricants de javel, pensez à en faire au goût de framboise, j'adorais la framboise.

dimanche 24 octobre 2010

Le moustique.

Il me regarda sous ses lunettes avec ses yeux ahuris répétant la phrase que je venais de lui dire :
"Tu n'as jamais couché avec elle ??" (Remarquez en passant le double point d'interrogation qui n'arriverait jamais à assez exprimer son étonnement).
"Non, je l'ai embrassée une seule fois sur la joue, et ... effleuré la main"
"Raconte-moi" dit le moustique.

J'appelle "moustique" mon psychiatre/psychologue , c'est lui avec qui je prend rendez-vous dans un hôpital bien connu de la capitale, en faisant les doux yeux à son secrétaire, et qui me suce mon oseille à chaque consultation en me bourrant de psychotropes et autres cachets et pilules au noms barbares et aux prix à faire rouler des yeux sur la terre et briller ceux du pharmacien qui te les vend en allant les rechercher dans son coffre-fort en vérifiant ta carte d'identité et en inscrivant des lignes dans ses carnets répétant sans cesse : ne dépasse pas les doses indiquées cochant les paquets des traits obliques avec son stylo en parlant si rapidement croyant indubitablement que je vais suivre ses conseils.

"On est sorti dîner une fois, et dans la rue, sans nous rendre compte, dans le balancement naturel de nos mains, marchant l'un à côté de l'autre .... Sa main a effleuré la mienne" ai-je répondu

"Et ?"

"Le temps s'est arrêté, on était dans la plus peuplée avenue de la capitale, à peine on arrivait a marcher, et tout ce beau monde s'est figé, il n'y avait que moi et elle, et ce contact qui a duré en réalité 1/10 de seconde, je le vis encore, je sens encore la chaleur de ses doigts effilés , je regardais devant moi, mais tout mon corps , tout mes esprits se sont transformés en une main dans la sienne, un moment d'extase extrême que je revis chaque fois que je ferme les yeux, rien qu'un effleurement"

"Et ?"

En général les moustiques font "bzzzz bzzzz" le mien ne faisait que des "et ?" après tout ce que je viens de lui dire, et il me reposait la même question "et ?" , il s'attendait à quoi ? je n'allais pas lui faire l'amour juste en lui effleurant la main !

"Je l'ai conduite chez elle sans dire mot, je ne pouvais plus parler, j'étais dans un état tierce (déjà second quand elle a accepté de diner avec moi)" à ce moment des larmes commencèrent à couler sur ma joue.

"Bzzz bzzz bzzz bzzz " ... ah finalement il commence à parler normalement, tout ce que je comprends c'est qu'il faut que je parle vite, il y'a d'autres patients derrière, il faut que je le paie et que je me casse.

"Non, je n'ai jamais couché avec elle, pour le dîner c'était suite à une discussion de 3 heures minimum via un moyen de communication moderne sublimant l'existence physique et la remplaçant par des phrases courtes peu compréhensibles pleines d'équivoques et me rappelant Yves Montand avec son télégraphiste, je n'ai pas parlé, c'était un diner léger , un simple sandwich , pendant lequel elle n'a fait que parler de ses ex, ces pauvres gens qui comme moi sont tombés amoureux d'elle"

"Comment tu définis ton amour pour elle ?" demanda t-il , me laissant le regarder avec des yeux de merlan frit...il m'écoutait vraiment ?

"Un sentiment d'obsession, il n'y a rien de commun entre nous deux, elle n'est pas mon genre de fille, elle ne comprend pas la moitié de ce que je dis (comme tout le monde), elle est belle je ne puis le nier, mais ce n'est pas la source de mon obsession".

"Alors tu ressens quoi exactement ?” Un psy qui demande de l'exactitude, et je me suis mis à rire avant de continuer

"Un sentiment de protection pour elle principalement"

"Protection de qui ?"

"De moi"

Et là pour une fois j'ai une certaine croyance qu'il m'a compris, il n'a pas ajouté un mot, il a commencé à rédiger sur son feuillet bleu des lignes et des lignes avant de me dire :
"Tu prendra pendant un mois ces 2 médicaments, je te conseille de parler avec elle, de tout et de rien, établit le contact avec elle, je vois que tu es un bon orateur (euh .. oui quand je le veux merci, mais il a oublié la partie où je disais qu'elle ne comprenait que 50% de ce que je dis... Enfin bon...)

Il m'a gentiment vidé le portefeuille, direction pharmacie, tout le tralala, et je téléphone à ma dulcinée  dans une optique de prendre rendez-vous (sous prescription médicale cette fois !), rien qu'un café (ou thé ou ce qu'elle voudrait).

"Salut, ça va ?" ai-je commencé

"Salut, oui bien et toi" a t’elle répondu avec sa voix divine qui m'énivre et qui sonne comme un vrai Stradivarius joué par un maître du violon .

"Bien, bien alors quoi de neuf ?" en préparation de mon sale coup pour le rendez-vous

"Rien comme d'hab, tu sais ? L’ex que j'avais avant mon ex actuel m'a appelé, et veut me voir" a t’elle dit avec sa voix beaucoup moins divine, et qui ressemblait plus au cri d'un chat qu'on vient d'écraser la queue par le même maître du Stradivarius que je venais à l'instant de citer.

"... et ... " (balbutiement)

"ben je ne sais pas .... bla bla bla " à ce point je n'entendais plus rien, je cherchais peut être un métro à la dérive, une comète dans le ciel qui cherchait où atterrir.

Je me suis repris et j'ai répondu : "Bonne chance, au revoir", avant de raccrocher et éteindre mon téléphone.




J'ai deux mots (qui risquent d'être gros)  à lui dire à mon moustique à ma prochaine visite.




dimanche 29 août 2010

La biche et le chasseur.

Mon fusil, rouillé, jeté dans un coin prés de la cheminée me faisait toujours de la peine, depuis que je me suis mis à l'élevage, plus besoin d'aller chasser, enfin, l'envie exista toujours, la lassitude est parfois même mortelle.

Je le regardais, et j’eus pitié de lui, j'ai pris un chiffon doux, mon fusil sur les jambes, un peu d'huile, petit astiquage, petit essayage et ça fonctionne encore, après toutes ces années, il peut encore tirer, j'ai bien fait gaffe de ne pas le montrer au cheptel la panique y a toujours régné , mais me voyant brandissant mon fusil c'est la pagaille qui va s'instaurer.

Je pris mon fusil bien chargé, attaché à ma ceinture, et direction la forêt, vierge diront certains, mais je n'y étais pas seul, il y'avait d'autres chasseurs qui rôdaient, brandissant leurs fusils devant eux et cherchant le moindre signe de vie pour le tirer.

Et c'est entre ces arbres, que j'ai vu un mouvement, peur de rater mon coup, j'avança calmement, mes instincts de chasseur sont bien revenus, j'avais complètement oublié mon élevage, moi et mon fusil ne faisant qu'un, et j'ai continué à avancer, et là , depuis ce buisson mouvementé, ce haussa une tête, une biche était entrain de mâchouiller tranquillement des pousses vertes, j'observais pendant un moment la grâce avec laquelle ces feuilles disparaissaient dans sa bouche, des feuilles tendres, dans une bouche si tendre, j'étais très perturbé, même mon fusil que je brandissait, touchait terre, et pendant que j'entendais les autres tirer à droite et à gauche, moi je regardais une biche ... grignoter.

Ceci pouvait durer une éternité, si elle n'avait levé tête et me regarda, ces yeux, aux longs cils, ensorcelant, enivrant firent presque arrêter mon coeur, elle les clignota langoureusement, avant de faire quelques sauts prenant la direction de la rivière, et je l'ai suivie, même si la rivière est une zone marécageuse et je n'ai jamais aimé m'y aventurer.

Elle sautillait allégrement d'un buisson à un autre, et je la suivait, s'arrêtant de temps en temps pour me jeter un coup d'oeil paralysant, mes pieds commençaient à s'enfoncer dans le marécage, mais je ne m'en souciait pas, et une cabane en bois est apparue devant moi, ma biche me regarda longuement, avant d'y entrer.

Elle était maintenant coincée, c'étais trop facile, tirer une biche dans une cabane, c'était trop facile, mon petit doigt m'a quand même recommandé de faire un peu le tour de la cabane, ce que je fis, il y'avait une fenêtre à l'arrière, je m'en suis approché calmement et regarda d'un oeil, et un sentiment d'évanouissement m'a envahi.

Ma biche était là, devant la porte, elle tenait avec ces petites mains un Fass 90 dernier modèle visant l'entrée, attendant mon apparition pour me déchiqueter, et sur les murs de la cabane, des tableaux de chasse, des massacres sont alignés des têtes de chasseurs empaillés avec leur petit fusil raccroché au cou, il y'en avait une centaine, mais il y'avait aussi assez de place , pour qu'elle y raccroche le mien, je l'entendais murmurer "Vas-y approche toi connard".

Je voulu alors m'éloigner en silence, mais je me suis trouvé assez embourbé, la vase arrivait à mes genoux, je faisais un effort surhumain pour m'échapper, mais quand je commençais essoufflé à sentir la terre ferme, ma biche était là, à me regarder, avec ses yeux, et cette petite touffe d'herbe dans sa bouche, avant de re-sautiller à l'intérieur de la cabane.

Avec un pied dans la vase, un pied sur terre ferme, la biche qui m'attend avec son fusil d'assaut devant la porte, mon élevage qui m'attend toujours que je revienne le nourrir je ne sus quoi faire, je restais figé là des jours, des semaines, des mois, à regarder d'autres chasseurs, entrer dans cette cabane, sans jamais en ressortir, et sans jamais pouvoir quand même prendre décision.











jeudi 26 août 2010

الإمضاء   

الفرق بين الرذيلة والفضيلة
إمضاء حبرٍأسود
على ورقة بيضاء
هكذا أرادوا
هكذا علّمونا
هكذا قالوا لنا
أنّ الثوب الأبيض
ان لم يلطّخ بالدّماء
وجب عليها العدم
ولُطِّخت بالوحل


قال لها لَيْلةً "أُحِبُّكِ"
قال لها لَيْلةً "أَعْشَقُك"
ثُمّ في ليلتها
وَأَدَهَا
غسلها من عارِها
و دفنها في فراشها
وما من ذنب إقترفت
غير إمضائها


فالفضيلة آثار قانية
يرسمها وجهه الاصفر
في ليلته البيضاء
بعد ان يرمي
حلّته السوداء


والرّذيلة قُبْلَة يسرقها الزّمن
من عيون الأفاضل
من عيون العساكر
نبضة قلبٍ
ولحظ عابر
يحمل في سبيله
بعض معاني شوقٍ
و حبٍّ